vendredi 1 janvier 2010

This is winter...





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Le Silence

"C'était un moteur puissant et qui ronronnait doucement; il gravissait les pentes sans à-coups, et les reprises étaient bonnes. La route montait de la vallée par des lacets très raides parmi les orangers et les grands noyers. De chaque côté de la route les champs d'orangers s'étendaient sur plus de quarante milles, jusqu'au pied des montagnes. Sur le plateau la route redevenait droite, traversait une ou deux petites villes puis d'immenses champs de luzernes d'un vert étincelant. Gravissant de nouveau d'autres collines par de nombreux lacets, la route finissait par atteindre le désert.
C'était la bonne route, le moteur tournait bien rond, et il y avait très peu de circulation. On sentait intensément la campagne, les rares autos que l'on croisait, les poteaux indicateurs, le beau ciel bleu et le fait d'être assis dans la voiture; mais l'esprit était immobile. Ce n'était pas la tranquillité de la fatigue, ou de la détente, mais une immobilité qui était très éveillée. Cette tranquilité était sans cause et sans origine; il n'y avait pas d'observateur de cette tranquillité; le sujet était totalement absent. Malgré la conversation à bâtons rompus, il n'y avait pas une ride dans ce silence. Le vent sifflait le lond de la voiture, mais le bruit du vent, le ronronnement du moteur et les paroles échangées ne faisaient qu'un avec cette paix et se fondaient au silence. L'esprit n'avait aucun souvenir d'un calme de cette sorte, et ce qu'il éprouvait ne ressemblait à aucun des silences qu'il avait pu connaître; il ne disait pas: " C'est la tranquillité". Cela ne pouvait pas se traduire par des mots, qui ne sont que la reconnaissance et l'affirmation d'une expérience similaire. Comme il n'y avait pas de mots, la pensée était absente. Il n'y avait pas de souvenir, et par conséquent la pensée n'était pas capable de s'approprier le silence ou d'y penser; car le mot "tranquillité" n'est pas la tranquillité. La pensée ne peut pas agir là ou il n'y a pas de mots, et ainsi l'esprit ne peut pas accumuler des expériences dans un but de jouissances futures. Aucun processus d'acquisition n'était en œuvre, il n'y avait pas d'approximation ni assimilation.
Le trouble n'existait pas, et la tranquilité demeurait. Dans ce silence il y avait un mouvement. Il n'y avait aucune attention dont on eût été distrait. Il y distraction lorsque le centre d'intérêt se déplace; mais dans ce silence, il y avait absence d'intérêt et ainsi aucune divagation. Le mouvement n'était pas distinct du silence, il était en faisait partie. C'était l'immobilité, non pas de la mort ou du dépérissement, mais de la vie d'où tout conflit était absent. Pour la plupart d'entre nous, c'est l'antagonisme de la souffrance et du plaisir et toutes les solicitations de l'activité qui nous donnent le sentiment de vivre; si ces sollicitations nous faisaient défaut, nous nous sentirions perdus et nous ne tarderions pas à nous effriter et à tomber en poussière. Mais cette immobilité et le mouvement de cette immobilité étaient une création qui se renouvelait sans cesse. C'était un mouvement qui n'avait pas de commencement et qui n'avait donc pas de fin; et ce n'était pas une continuité. Le mouvement implique le temps; mais là il n'y avait pas de temps. Le temps est le plus et le moins, le proches et le lointain, hier et demain; mais dans cette immobilité toute comparaison cessait. Ce n'était pas un silence qui finissait pour recommencer; il n'y avait pas de répétition. Toutes les ruses et les artifices de l'esprit étaient totalement absents. Si ce silence était une illusion, l'esprit aurait quelques rapport avec lui, il le repousserait ou bien s'y attacherait, l'analyserait ou bien, avec une secrète satisfaction, s'identifierait à lui; mais comme il n'entretient aucun rapport avec ce silence, l'esprit ne peut opérer qu'avec ses propres projections, avec des choses qui sont de lui; mais il n'y a aucun rapport avec les choses qui ne viennent pas de lui. Ce silence n'est pas de l'esprit, aussi l'esprit ne peut-il pas le cultiver ni s'identifier à lui. Le contenu de ce silence ne peut pas être mesuré par les mots."

Krishnamurti

Macarons chocolat-caramel...





Recette:

Ganache:
- 400g de couverture choco-caramel;
- 75g de lait
- 150g de crème fraîche

Faire fondre la couverture en ajoutant le lait, la crème jusqu'à obtenir un appareil lisse, laisser refroidir.

Macarons:
- 250g de poudre d'amande (+ 25g pour la neige);
- 450g de sucre glace;
- 40g de cacao en poudre;
- 7 blancs d'oeufs

Mélanger la poudre d'amande (450g), le sucre glace et la poudre de cacao dans un récipient, puis tamiser le mélange à l'aide d'un chinois et d'une corne.
Battre les blancs en neige en ajoutant une pointe de jus de citron et le sucre glace (25g) pour que cela monte fermement et mieux.
Une fois les blancs prêts, y ajouter petit à petit le mélange précédant tout en mélangeant.
Avec une corne, macaroner l'appareil.
L'appareil doit être brillant, lisse et retomber lentement.

Dressage

Mettre un peu d'appareil dans une poche à douille (ne jamais trop garnir), puis dresser sur plaque, sans trop les serrer. Cuire 25 minutes à 150°.

Les garnir ensuite avec la ganache au caramel.

Petit plus, la Feuille d'or...